Savoir-faire
L’atelier est né d’un coup de foudre. En découvrant la lithographie et ses presses d’un autre siècle, Christophe Varey a décidé d’ouvrir sa propre imprimerie. Il a appris à conduire la presse auprès de celui qui la faisait tourner avant lui, et qui l’accompagne toujours.
La lithographie en quatre étapes
Du grec Lithos, la pierre. Graphein, écrire. 1796, Munich. Alois Senefelder découvre qu’un dessin gras tracé sur une pierre calcaire peut être imprimé à l’infini.
- Dessiner sur la pierre. L’artiste dessine directement sur une pierre calcaire, au crayon lithographique ou à l’encre grasse.
- L’eau et le gras se repoussent. La pierre est mouillée : l’eau se pose partout, sauf sur le dessin gras. Rien n’est gravé, tout est chimie.
- Encrer, puis presser. Le rouleau dépose l’encre sur le seul dessin. La feuille passe ensuite sous la presse à bras de 1850 de l’atelier.
- Une estampe originale. Chaque feuille est tirée à la main, en série limitée, numérotée et signée par l’artiste. Ce n’est pas une reproduction.
Écrire sur la pierre
Le mot vient du grec : lithos, la pierre, et graphein, écrire. La technique est inventée en 1796 à Munich par Alois Senefelder, qui cherchait un moyen peu coûteux d’imprimer ses textes. Il découvre qu’un dessin tracé avec un corps gras sur une pierre calcaire peut être encré puis reporté sur le papier, à l’infini.
Les artistes s’en emparent très vite. Goya, Delacroix, Daumier, puis Toulouse-Lautrec et ses affiches, et plus tard Picasso, Miró ou Chagall : la lithographie devient l’un des grands langages de l’estampe.

L’eau et le gras
Contrairement à la gravure, rien n’est creusé : la surface de la pierre reste parfaitement plane. Tout repose sur la chimie. L’artiste dessine directement sur la pierre, au crayon lithographique ou à l’encre grasse, avec toute la liberté du dessin ou du lavis.
La pierre est ensuite préparée à la gomme arabique légèrement acidulée, qui fixe le dessin. Au moment d’imprimer, on l’humidifie : l’eau se loge partout où il n’y a pas de dessin. Le rouleau d’encre ne dépose alors sa couleur que sur les traits gras.

De la pierre à la feuille
La pierre est d’abord grainée, poncée à l’abrasif jusqu’à effacer l’image précédente : une même pierre sert des dizaines de fois. Vient le dessin, puis la préparation, puis l’encrage, renouvelé avant chaque feuille.
Le papier est posé sur la pierre encrée et l’ensemble passe sous le râteau de la presse, qui exerce une forte pression. Pour une estampe en couleurs, chaque couleur a sa propre pierre et son propre passage. Des croix de repérage, celles que vous retrouvez sur ce site, garantissent que chaque couleur tombe exactement à sa place.

L’estampe originale
Une lithographie originale n’est pas une reproduction : l’artiste la conçoit pour la pierre et participe à son tirage. Le nombre d’exemplaires est limité, puis chaque feuille est numérotée et signée au crayon. La mention 11/16 indique le onzième exemplaire d’un tirage de seize.
Avant le tirage, l’artiste valide une épreuve, le bon à tirer. Quelques épreuves d’artiste, notées E.A., peuvent s’ajouter à l’édition.
Et la sérigraphie
L’atelier imprime aussi en sérigraphie. L’encre traverse un écran de soie tendu sur un cadre, sauf aux endroits que l’on a bouchés. Un écran par couleur, des aplats francs et lumineux : c’est la technique des affiches et des éditions aux couleurs vives.
Ce que propose l’atelier
Impression pour artistes et éditeurs
Tirage de lithographies et de sérigraphies, en noir ou en couleurs, du dessin sur la pierre jusqu’à l’édition numérotée. Chaque projet fait l’objet d’un devis selon le format, le nombre de couleurs et le tirage.
Initiation à la lithographie
Découvrir la technique à l’atelier : préparer la pierre, dessiner, encrer et tirer sa propre épreuve sous la presse.
Démonstrations
L’atelier se déplace avec sa presse dans les salons, festivals et librairies pour montrer la lithographie en direct.
Lithographies à acquérir
Des estampes originales sont disponibles à l’atelier et présentées dans le catalogue du site.